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vendredi 26 février 2016

OUVERTURE DE MA CHAINE YOUTUBE + CONCOURS (FERME)



Je vous en avais rapidement parlé dans mon article sur la Fête du livre jeunesse de St-Paul-Trois-Châteaux, c'est à présent "officiel"...

Il s'agit de ma chaîne Youtube, dont je me servirai pour poster des interviews et des reportages.
Je ne promets aucune régularité, tout dépendra des salons du livre et autres occasions de rencontrer des auteurs/artistes!
Pour n'en rater aucune, n'hésitez donc pas à vous abonner! :)


https://www.youtube.com/channel/UCPZMN1olmFFNgF7OVZVaEQw

Venons-en au cœur du sujet: la première interview! C'est celle de Timothée de Fombelle (Vango, Le livre de Perle, Tobie Lolness), filmée le 30 janvier 2016.
Un grand merci à lui pour avoir pris le temps de répondre à mes questions! -> https://youtu.be/SGuwvgUY55U







Dans peu de temps, ce sera Séverine Vidal (Quelqu'un qu'on aime) que vous pourrez admirer sur ma chaîne!

Pour fêter cela, je vous ai préparé un concours qui je l'espère vous plaira!
Deux marques-pages (plastifiés par mes soins!): un signé par Timothée de Fombelle, un signé par Séverine Vidal.








Les conditions de participations sont simples, vous devez répondre au questionnaire ci-dessous avant le dimanche 13 mars 2016.





N'hésitez pas à partager cette vidéo si elle vous a plu et à vous abonner à la chaîne!



Le lien de ma chaîne "Etincelles de Plume": https://www.youtube.com/channel/UCPZMN1olmFFNgF7OVZVaEQw

mardi 23 février 2016

La langue des bêtes de Stéphane Servant



"S'il y a une seule vérité, une seule, elle est dans l'amour que l'on se donne."
p.410

La langue des bêtes de Stéphane Servant
parution en 2015, 444 pages, éditons du Rouergue (collection Doado)
15,90 €, ISBN: 978-2-8126-0926-8
Service de Presse


Synopsis:

Il était une fois un vieux chapiteau de cirque à l'orée d'une forêt sombre et profonde: c'est là que vit la Petite avec sa famille, une ancienne troupe de saltimbanques.
Depuis très longtemps ils ne donnent plus de spectacle, mais ils tissent autour de la gamine un cocon protecteur d'histoires et de légendes.
Un jour, un chantier gigantesque vient tout bouleverser: le  campement va être rasé et la Petite est envoyée à l'école du village.
Elle va alors faire appel aux forces obscures de la forêt pour tenter de sauver les siens.


Mon avis:

Ce roman fait partie de ces ouvrages si particuliers, si différents et si poétiques, que mes émotions s'embrument.
Ce fut une longue lecture, peut-être pas une des plus agréables, mais n'est-ce pas ce que ce genre d'histoires, étrange et magique, nous impose?
Une immersion dans un univers fragile et abrupt, entre ombre et lumière, à la frontière de l'imaginaire et de la magie noire, ne doit-elle pas être un point dérangeante?

Ce roman est une expérience, autant par la nature de l'intrigue, que par ce que ressent le lecteur. 
Une expérience comme celles que vivent les habitants du Puits aux Anges: Belle, le Père, Major Tom, Pipo, Colodi, la marionnette Gepeto, le lion Franco, la Petite...

Ces anciens saltimbanques ne se produisent plus devant un public depuis longtemps, et vivent à présent entre leur chapiteau percé, au bord de la forêt, entre des carcasses de voitures, et non loin du village.
Un jour, leur vie est bousculée: la Petite doit aller à l'école et se confronter aux autres enfants, et le terrain qu'ils ont élu pour domicile va être détruit.
Les histoires et légendes qu'ils avaient dressées entre eux et le monde comme un rempart s'en retrouvent perturbées.

Ce sont des personnages riches, variés, et inhabituels. Chacun d'eux a une histoire personnelle qu'on découvre et qui évolue au cours du roman, et une histoire commune, celle de ce cirque. La Petite est en quelque sorte le pont entre leur passé et le présent, son présent de petite fille qui grandit, et celui de cette grande famille.
Cette histoire fait part des fragilités de l'être humain, de la force des contes, et de cette mince frontière entre l'enfance et le monde dur et cruel des adultes.

Une expérience, donc. Pour ces personnages, l'expérience de la confrontation avec les autres, les villageois, ceux qui vivent pour l'argent, contre eux, qui vivent pour retrouver la langue des bêtes.
Pour le lecteur, une expérience littéraire étrange, lente et magnifique. C'est un récit tout en longueur et en description, une histoire contemplative et poétique. Il faut prendre son temps pour la regarder sous tous les angles, l'explorer: c'est en tous cas ce que nous invite à faire Stéphane Servant, l'auteur, par sa plume unique et fantastique.

Une lecture que je ne peux finalement pas qualifier, un roman que je ne peux pas noter, critiquer, mais juste développer et commenter... surtout me laisser emportée par ce tourbillon de poésie et des mots.
C'est au fin fond des bois que les mots prennent tout leur sens, là où l'imaginaire, en fait ce que nous souhaitons au plus profond de nous-mêmes, surgit lorsqu'on s'y attend le moins.



"Et c'est peut-être là qu'ils acquièrent leur vraie magie: quand nos propres mots nous submergent et font de nous des marionnettes de papier."
p. 245

lundi 22 février 2016

Une histoire de sable de Benjamin Desmares


"Ça m'a fait comme si mon corps changeait entièrement, comme si tout changeait en une vague qui partait du haut de ma tête et se finissait au bout de mes pieds. Une vague qui changeait la matière même de mon corps, une vague qui me reconstruisait de toute pièce."
p.91

Une histoire de sable de Benjamin Desmares
parution le 10 février 2016, 128 pages, éditions du Rouergue (Doado)
10,70€ , ISBN: 978-2-8126-0997-8
Service de presse


Synopsis:

Passer les vacances d'hiver avec ses parents dans un bled sinistre du bord de mer, c'est un peu la déprime. Mais dans les rues où Jeanne se perd chaque jour un peu plus, elle croise deux garçons.
Prénoms ringards, fringues atroces, coupes au bol, Bruno et Alain semblent tout droit sortis des années 80.
Plantés devant une vieille baraque, ils n'ont définitivement pas le look habituel. Et plus Jeanne apprend à les connaître, plus elle se perd dans leurs mystères...
Une histoire d'amour aux frontières du réel.

Mon avis:

Ce petit roman est intriguant pour plusieurs raisons. La couverture, tout d'abord: un tissu cotonneux, une jeune fille endormie, dont les cheveux sont recouverts de paillettes. Puis le résumé, qui nous prépare à une histoire particulière, entre le réel et l'imaginaire, à en croire la dernière phrase.
C'est donc sans vraiment savoir à quoi m'attendre que je me suis glissée entre les pages d'Une histoire de sable.
Jeanne a 16 ans, bien que je n'aurais pas su lui donner un âge exact sans indication de l'auteur. Peut-être plus entre 12 et 14 ans d'ailleurs, au vu de la photo de couverture et de ses réactions volcaniques!
Car Jeanne est une adolescente à fleur de peau avec ses parents, et leurs relations sont tout sauf calmes. Ils arrivent au bord de la mer, dans une maison au décor très marin. Sauf que nous sommes pendant les vacances de février, et que le bord de mer est sensiblement différent en plein hiver qu'en l'été.
Personne dans les rues, aucun magasin ouvert dans les environs, et un vent qui souffle, qui souffle. Jeanne, au tempérament de tempête, ne tarde pas à se mettre ses parents sur le dos. Ceci dit, ils font tout pour l'embêter et je n'aurais pas tenu très longtemps non plus!
Alors, pendant que ses parents travaillent d’arrache-pied sur leurs ordinateurs, elle passe des journées de plus en plus longues à l'extérieur. Au détour d'une rue, elle aperçoit une grande maison, et devant, deux garçons, qui comptent les grains de sable. S'engage alors une discussion, et ce rendez-vous va devenir quotidien. Au fil de ses découvertes sur Bruno et Alain, et sur les histoires de cette ville qu'elle apprend dans un bar, Jeanne emporte le lecteur dans un tourbillon d'histoires, entre rêves, réalité, et mystère parfois glaçant.
Son caractère assez ambigu, imprévu, donne au roman un ton particulier, une certaine tension, qui s'installe au début et ne nous quitte pas!


"Un sourire de vélociraptor a soudain éclairé le visage de ma chère maman. C'est pourtant avec le plus grand calme qu'elle m'a répondu. Je sentais néanmoins qu'elle faisait des efforts de malade pour se contrôler et retenir son envie de me planter sa fourchette dans l’œil."
p.16

Ce roman contient de nombreuses références à d'autres œuvres. Ainsi, l'histoire des parents qui travaillent pendant les vacances avec acharnement, abandonnant leur fille à une ville vidée de ses habitants, m'a fait penser au film Le voyage de Chihiro de Miyazaki. Ce n'est pas la seule ressemblance entre ce roman et ce film: il y a les rencontres mystérieuses, rappel incessant au passé et au questionnement de Jeanne sur sa vie, l'égarement, cette découverte initiatique d'un village en perdition à cause des constructions d'immeubles détruisant les dunes...

Ce roman m'a happée dans ces rues fantomatiques où les grains de sables se pressent sous les portes des maisons; un lieu qu'on connaît tous, le bord de mer, qui se montre sous un jour nouveau et inquiétant, attirant et mystérieux, reflet des états d'âme de personnages en recherche d'eux-mêmes.

lundi 15 février 2016

Les regards des autres d'Ahmed Kalouaz

"Quand on a peur, on ne croit plus en rien, ni aux belles choses, ni à ceux qui vous disent qu'ils vous aiment."
p.9


Les regards des autres d'Ahmed Kalouaz
parution le 3 février 2016, 95 pages, éditions du Rouergue (Doado)
9,20 €, ISBN: 978-2-8126-0995-4
Service de presse


Synopsis:

Au collège, Laure est la cible d'une bande de filles qui lui font vivre un enfer. Alors, elle rase les murs, encaisse en silence, sèche les cours, craint le pire même quand il ne se passe rien.
Un jour, pourtant, il lui faudra dénoncer ses bourreaux pour se sauver.
Les regards des autres est un roman fort et émouvant sur le harcèlement. Au travers du portrait de Laure, on comprend ce que vivent ces victimes, pourquoi elles se taisent, et comment réagir.

Mon avis:

Merci aux éditions du Rouergue pour cet envoi. C'est tout d'abord la couverture du roman, avant même de lire le résumé, qui m'a interpellée: une photo floue, fuyante, et terriblement attirante.

On suit Laure durant son année de troisième, une adolescente harcelée depuis sa sixième.  Elle se rend compte petit à petit qu'il faut qu'elle réagisse, que les agressions verbales et physiques qu'elle
subit au quotidien doivent cesser. Ce roman raconte cette prise de conscience et les réflexions qui l'ont amenée à agir, à son tour. Trouver la bonne personne, le bon moment, peu de temps avant que ça aille trop loin.

Cette histoire ne relate pas la vision que l'on peut avoir de l'extérieur lorsqu'une personne est harcelée, mais la vision de l'harcelée, et cela change tout.
En effet, l'ambiance générale du roman en est affectée. Les seuls amis de Laure ne sont pas très présents; elle parle avec un autre harceleur, elle craque de façon étonnante et poussée, par la fugue.
Je pense que certains de ces éléments de l'histoire, s'ils paraissent irréels, sont justifiés. Ce n'est pas une vie de collégienne qui est exposée, mais celle d'une adolescente victime de harcèlement qui tente de comprendre ce qui lui arrive et d'y remédier, en fuyant et en cherchant les réponses ailleurs.

C'est un roman extrêmement touchant dont on ne ressort pas indemne. En moins de 100 pages, Ahmed Kalouaz est parvenu à me retourner et à me faire ressentir les émotions de Laure, jeune fille en perdition, un personnage inqualifiable.
Il ne s'agit pas de s'attacher à ce personnage pour que le message du roman passe. Non, on comprend rapidement que cette histoire est différente, plus directe, plus forte, à la fois subtile et  évidente.

Le lecteur est entraîné dans les pensées de Laure, et dans son parcours long et tumultueux pour arriver à se redresser.
Si je devais faire un lien avec un autre ouvrage, ce serait avec 1,2,3...Foulard d'Eric Sanvoisin, car les sujets ne sont pas si éloignés, bien que le style de ces romans soit totalement différent.


Un court roman, unique en son genre et indispensable. 
Une véritable plongée dans l'enfer psychologique que vivent les adolescents harcelés.

dimanche 7 février 2016

Retour sur la Fête du livre de jeunesse de St-Paul-Trois-Châteaux



Il y a tout juste une semaine se déroulait en Drôme la 32ème édition de la Fête du livre de jeunesse de St-Paul-Trois-Châteaux!
J'y vais depuis plusieurs années, et c'est le lieu propice pour de belles rencontres et découvertes d'écrivains et de romans, et pour de bouleversantes lectures par les auteurs eux-mêmes...
J'y ai passé la journée du samedi, et ce fut quelques heures extrêmement riches en émotions et en partages!

Commençons tout d'abord par mes achats et les dédicaces!

Ce salon est l'occasion de découvrir des petites maisons d'éditions qui m'ont faite craquer!
 J'ai découvert la Palissade, et je suis revenue avec le magnifique album Moabi de Mickaël El Fathi.


Imaginez un arbre vieux de plusieurs millions d'années. Que nous raconterait-il?
L'arrivée des dinosaures, le premier des oiseaux, sa relation avec les Hommes...

On s'éloigne un peu de la littérature pour des achats d'un autre type, avec les graveuses Clothilde Staes et Matild Gros de l'atelier Les dompteurs de papier.
J'ai acheté des cartes postales en pagaille, en voici quelques exemplaires:
J'ai ensuite rencontré Vincent Bourgeau, l'illustrateur d'un web-reportage sur Anne Frank au pays du manga que j'étudie en classe. Une drôle de coïncidence, et une rencontre enrichissante: on a parlé un peu du Japon, de la politique, et des difficultés à contourner pour mener à bien cette enquête.


Au Japon, Le Journal d'Anne Frank demeure un best-seller vendu sous forme de manga à des millions d'exemplaires bien que les Japonais ignorent tout de l'Holocauste. Mais ils s'identifient à la fillette martyre car eux-mêmes se considèrent comme les victimes absolues de la Seconde Guerre mondiale depuis Hiroshima et Nagasaki.
Les trois auteurs lancés sur les traces d'Anne Frank mêlent dessins, photos, sons et vidéos pour tenter de jeter un pont entre la version des vainqueurs et celle des vaincus. De villes en sanctuaires, de témoins en négationnistes, ils racontent, non sans humour, leur quête d'Occidentaux souvent incrédules.


 Puis j'ai enfin rencontré l'auteure Gaia Guasti, dont j'avais lu quelques livres plus jeune, et dont la saga La voix de la meute m'attirait depuis quelques temps.


Depuis qu'ils ont été attaqués par des chiens sauvages, Mila, Tristan et Ludovic ne sont plus les mêmes. Une étrange force les transforme. Mais que se passe-t-il dans leurs corps? Ils n'osent prononcer les mots qu'ils ont tous en tête. Qui croirait à leur histoire de loup-garou?


Un petit roman trouvé à la librairie du salon: GUERRE et si ça nous arrivait? de Janne Teller, que j'ai hâte de lire.


Imagine: c'est la guerre - non pas en Irak ou en Syrie, quelque part très loin, mais ici, en Europe, en France, chez nous.
Dans Guerre, Janne Teller se lance dans une réflexion expérimentale convaincante: par l'intermédiaire d'un simple renversement de perspective, elle nous explique avec clarté et efficacité les enjeux et les incidences du statut de réfugié - la fuite, l'exil, la survie dans un pays étranger.

 Maintenant, deux achats qui me semblent essentiels: les prix Sésame 2016 (coup de cœur des classes de 4èmes)! Deux romans qui sont arrivés ex aequo après de multiples votes. Il s'agit de Trop tôt de Jo Witek, un roman qui m'avait fait très envie à sa sortie. Jo Witek est une auteure que j'aime beaucoup et avec laquelle j'ai eu un très bon contact, j'espère la revoir un jour!


J'ai repris mon souffle et je lui ai souri. Il m'a offert sa main. Tout de suite, comme ça, sans parlotte, ni drague. Il m'a pris la main et j'ai aussitôt perdu la tête. Immédiatement.
J'ai tout oublié, les parents, Marthe et même cette discothèque de bord de mer. A partir du moment où il m'a pris la main, je suis passée dans un autre monde.



Le second prix Sésame est un second roman d'une jeune écrivaine, Nastasia Rugani, pour son livre Tous les héros s'appellent Phénix. Cette auteure est elle aussi adorable!


Peut-on monter dans la voiture de quelqu'un que l'on connaît à peine? Difficile de résister à la tentation si l'automobiliste n'est autre que M.Smith, le professeur d'anglais le plus fascinant et le plus séduisant du lycée. Ce soir-là, il a proposé à Phénix et à sa petite sœur Sacha de les raccompagner chez elles, de l'autre côté du lac. Elles sont montées dans sa Chevrolet immaculée, et il les a conquises le temps d'un trajet. Quelques jours plus tard, c'est leur mère, Erika, qui se laissait séduire. M.Smith est venu de plus en plus souvent à la maison, accumulant les bons points, avec son don pour la pâtisserie et ses faux airs de Gregory Peck. 
Phénix et Sacha ont bien remarqué qu'il était un peu trop strict et autoritaire, parfois dur et cassant sans raison. Oh, trop fois rien, pas de quoi s'inquiéter. Comment auraient-elles pu se douter qu'elles venaient de faire entrer le loup dans la bergerie?

 

Vous retrouverez bientôt sur mon blog mes chroniques sur ces romans et albums.
 
De plus, j'ai pu faire dédicacer Quelqu'un qu'on aime de Séverine Vidal, qui était accompagné de Tibo Bérard, l'éditeur de la collection Exprim' et Pépix chez Sarbacane!


 Toutes ces courtes discussions avec les auteures sont précieuses et c'est ce qui me fait autant aimer les salons du livre et les dédicaces! 
La Fête du livre de St-Paul est très intéressante car des lectures sont organisées le week-end, et j'ai donc assisté à une lecture de Le livre de Perle de et par Timothée de Fombelle.
Mais cette année, j'ai eu la chance d'aller un peu plus loin...

J'avais contacté deux auteurs, pour les interviewer en vidéo: Séverine Vidal et Timothée de Fombelle.

Cette idée me travaillait depuis quelques temps déjà, et j'ai profité de ces deux invités de grande qualité pour me lancer! Je tiens à les remercier de m'avoir accorder de leur temps, et merci aussi à l'organisation d'avoir trouvé des salles pour réaliser ces interviews!

J'espère réitérer cette expérience, car c'est très enrichissant de pouvoir parler avec un auteur en tête à tête, et d'en conserver une trace vidéo!
Vous imaginez bien que je ne vais pas garder ces entretiens pour moi, c'est pourquoi j'ai ouvert une chaîne Youtube! Vous pouvez dès à présent vous abonner (par ici) même si je n'ai pas encore eu le temps de monter ces vidéos.
Je tiens juste à préciser qu'il n'y aura aucune récurrence sur cette chaîne, ce n'est pas une chaîne booktube mais uniquement une chaîne où je partagerai des interviews d'auteurs et d'artistes, et des reportages.
 Je vous avertirai avec un article spécial lorsque je posterai une des interviews, et il y a aura un concours à la clé, avec deux marques-pages dédicacés par Séverine Vidal et Timothée de Fombelle.


J'espère que cet article vous aura plu et que je vous aurais donné envie de découvrir la Fête du livre de jeunesse de St-Paul-Trois-Châteaux!


jeudi 4 février 2016

London Panic! de Marie Vermande-Lherm


Sans doute qu'une fois de plus, elle est allée chercher un endroit sur cette terre où l'on pourrait appuyer sur une sonnette et dire: "Apportez-moi la sagesse, Peter!" ou "Donnez-moi le bonheur, Sarah!".
p.71


London Panic! de Marie Vermande-Lherm
parution le 3 février 2016, 156 pages, éditions Sarbacane (collection Exprim')
14,90 Euro, ISBN: 978-2-84865-849-0
Service de presse

Synopsis:

Lucie n'aurait pas dû entrer en guerre contre sa prof d'anglais: la voilà privée du voyage à Londres.
Tant pis: ce voyage, elle le fera, coûte que coûte!
Quitte à ventre son âme (ou presque) à un camarade de classe -le mystérieux Abu.
Quitte à s'improviser baby-sitter dans la famille complètement dingue d'un lord anglais.
Quitte à parcourir Londres sur la piste d'un petit prophète de 1m20, disparu en plein shopping!
Quoi qu'il arrive, Lucie: Don't panic!

Mon avis:

Dans un tout autre style que le premier Exprim' de 2016, Dans le désordre de Marion Brunet, les éditions Sarbacane ont de nouveau su me surprendre avec ce roman pétillant et drôle!

La couverture donne bien le ton du roman: explosions de couleurs (bleu métallique, rouge londonien), de la pluie, du thé, un bus à deux étages, et la silhouette de Lucie, le personnage principal!
Rien de mieux qu'un mélange des genres survitaminé avant de se plonger dans ce roman, qui réserve bien des surprises.

Lucie se révolte contre sa prof d'anglais, Jacqueline Jacquet, qui finit par lui interdire le voyage en Angleterre. Mais l'élève rebelle en profite pour mettre au point un plan d'attaque et pouvoir partir à Londres, quitte à passer un marché douteux avec un camarade, qui lui trouve un travail chez son oncle. Parfait! Sauf qu'à l'aéroport, rien ne se passe comme prévu. Par chance, elle fait connaissance avec une Anglaise qui au contraire de Lucie, n'a pas du tout envie de rentrer chez elle.
Un échange de valise et de tenue plus tard, et la voilà dans l'Eurostar. 
Elle arrive dans une riche famille anglaise, et doit s'occuper des deux enfants: Lawrence, un adolescent aux ambitions artistiques très poussées (collectionner des détritus et se balader en slip dans la maison!), et Cyril, sept ans, qui prédit l'Apocalypse à qui veut bien l'écouter.
Un brin désemparé, notre baby-sitter prend pourtant ses responsabilités très à cœur, mais il faut avouer que dans cette famille de dingue, ce n'est pas une simple affaire.

C'est une collégienne qui n'a pas froid aux yeux et qui a un caractère bien trempé. Je l'ai trouvée directe, simple, et attachante: c'est une héroïne proche du lecteur!
On comprend rapidement que son côté prête-à-tout et endurcie ne sert en fait qu'à masquer une certaine fragilité. Cette fragilité est une des particularités du roman, car chaque personnage, chaque situation hilarante, décalée, cachent une gravité et un côté tendre, qui rendent cette histoire plus profonde.
Lucie va être confrontée à des problèmes familiaux qui vont lui permettre de relativiser face aux aléas de sa propre vie. En tentant de résoudre les problèmes des autres, Lucie va se surpasser et ressortir changée de cette expérience hors norme!
De plus, cette histoire est portée par une narration dynamique: Lucie interpelle le lecteur à la fin de presque chaque chapitre, à coup de "Alors, après, y s'est passé quoi?". Cela renforce sa personnalité, un peu extravagante et surtout franche et pleine d'énergie!

L'écriture de Marie Vermande-Lherm est à l'image de la couverture: lumineuse, colorée. Ses mots donnent à l'histoire une teinte joyeuse même lorsque les situations sont ambiguës, inhabituelles... comme lors d'une virée dans la périphérie de Londres by night, ou encore des déclarations de fin du monde en plein cœur de Hyde Park.

Cette histoire enthousiasmante aborde des sujets liés à la famille bien plus profonds que l'on ne pourrait l'imaginer au premier abord. 
C'est un récit initiatique très rythmé, où dominent l'humour et l'autodérision.
Encore une fois, ce roman de la collection Exprim' m'aura totalement retournée!