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samedi 28 mars 2015

The fault in our stars de John Green - Ou ma première expérience en VO


I'm in love with you, and I'm not in the business of denying myself the simple pleasure of saying true things. I'm in love with you, and I know that love is just a shout into the void, and that oblivion is inevitable, and that oblivion is inevitable, and that we're all doomed and that there will come a day when all our labor has been returned to dust, and I know the sun will swallow the only earth we'll ever have, and I am in love with you.
p.153 


Auteur: John Green
Edition: Penguin
Mois et Année de parution: 2012
Nombre de pages: 313
Prix: 7,59 € (Amazon)
ISBN:  978-0-141-34565-9

Sysnopsis:

Despite the tumor-shrinking medical miracle that has bought her a few years, Hazel has never been anything but terminal, her final chapter inscribed upon diagnosis.
 But when a gorgeous plot twist named Augustus Waters suddenly appears at Cancer Kid Support Group, Hazel's story is about to be completely rewritten.

Mon avis:

Je pense que tout le monde connaît, a déjà lu ou vu "Nos étoiles contraires", je ne m'étendrai donc pas trop sur l'histoire ou les personnages, mais plutôt sur ce que ce livre représente pour moi: ma première lecture en vo!

L'été 2013 (souvenirs souvenirs, ça remonte!), avant mon blog donc, j'avais lu Nos étoiles contraires en version française. Enorme coup de cœur, tout ma famille fut obligé de le lire! L'été dernier, j'ai bien sur vu le film, que j'ai beaucoup aimé également. 

Et, vu que depuis quelques temps, lire en anglais me tentait de plus en plus, je me suis fait offrir à mon anniversaire la version originale. Je pensais que j'aurais besoin d'une armée de dictionnaire, de NEC en français, etc, alors que je l'ai lu de manière assez naturelle, sans jamais chercher la traduction de mot/phrases.
Je n'ai pas compris chaque mot, évidemment, mais je n'ai jamais été perdu. D'avoir vu le film m'a permis de toujours me représenter les situations et de savoir ce qui allait se passer ensuite.
Et puis, pour les mots qui reviennent souvent dans le récit, on comprend vite ce qu'ils veulent dire, dans le contexte.

Il est évident que je préfère la version originale à la version française, et je pense que ce serait le cas avec tous les romans traduits que j'ai lu, pour l'unique raison que la plume de John Green prend énormément d'ampleur, elle se découvre dans son intégralité, et c'est magnifique. 
Par cela, je veux dire que j'ai été plus facilement, plus naturellement émue que par la version française.
Les passages célèbres traduit en français sont tellement plus authentique dans leur langue originale; il en est de même pour les personnages, les dialogues: on ne peut pas y résister!
Le texte prend vie dans notre tête, et c'est parti pour 300 pages aux côtés d'Hazel et de Gus!

Il n'y a pas de doute que c'est un roman juste fantastique, car même en connaissant l'histoire par cœur, on ne s'en lasse pas. 


Le message est clair: lisez sans plus tarder The fault in our stars! Et pour finir de vous convaincre, le dernier passage du roman...

Van Houten,

    "I'm a good person but a shitty writer. You're a shitty person but a good writer. We'd make a good team. I don't want to ask you for any favours, but if you have time- and from what I saw, you have plenty- I was wondering if you could write a eulogy for Hazel. I've got notes and everything, but if you could just make it into a coherent whole or whatever? Or even just tell me what I should say differently. Here's the thing about Hazel: Almost everyone is obsessed with leaving a mark upon the world. Bequeathing a legacy. Outlasting death. We all want to be remembered. I do, too. That's what bothers me most, is being another unremembered casualty in the ancient and inglorious war against disease. I want to leave a mark. But Van Houten: The marks humans leave are too often scars.  (Okay maybe I'm not such a shitty writer. But I can't pull my ideas together, Van Houten. My thoughts are stars I cannot fathom into constellations.)  Hazel is different. She walks lightly, old man. She walks lightly upon the earth. Hazel knows the truth: We're as likely to hurt the universe as we are to help it, and we are not likely to do either. People will say it's sad that she leaves a lesser scar, that fewer remember her, that she was loved deeply but not widely. But it's not sad, Van Houten it's triumphant. It's heroic.  After my PET scan lit up, I snuck into the ICU and saw her while she was unconscious. I walked in behind the nurse and got to sit next to her for like ten minutes before I got caught. I really thought she was going to die before I could tell her that I was going to die, too. I just held her hand and tried to imagine a world without us and for about one second I was a good enough person to hope she died so she would never know that I was going, too. But then I wanted more time so we could fall in love. I got my wish, I suppose. I left my scar. What else? She is so beautiful. You don't get tired of looking at her. You never worry if she is smarter than you: You know she is. She is funny without ever being mean. I love her. I am so lucky to love her. You don't get to choose the ones you hurtin this world, but you do have some say in who hurrts you. I like my choices. I hope she likes hers. 
P.310










jeudi 19 mars 2015

Challenge personnelle: Lire des classiques



Bonjour!
Aujourd'hui, j'ai décidé de créer un challenge personnelle, pour m'obliger à lire des romans classiques de ma Pal. 
J'ai remarqué que je lisais plus facilement des romans contemporains que des romans classiques, et, voulant y remédier, j'ai pensé créer ce challenge, au principe simple:

Chaque mois, je tirerai au sort ou choisirai 1 roman classique parmi ceux de ma Pal Classique, que je devrais lire durant ce mois.

Voici ma "Pal Classique":

  1. Le blé en herbe de Colette
  2. Vol de nuit de Saint-Exupéry
  3. La mort dans les nuages d'Agatha Christie
  4. Au bonheur des dames de Zola
  5. La condition humaine de Malraux
  6. 1984 de George Orwell
  7. La bête humaine de Zola
  8. 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne
  9. Fêtes galantes, Romances sans paroles de Paul Verlaine
  10. Mémoire d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir
  11. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
  12. La saga Malaussène (les 3 tomes) de Daniel Pennac
  13. Le Misanthrope de Molière
  14. Les fleurs du mal de Baudelaire
  15. Cyrano de Bergerac d'Edmont Rostand 
Comme vous pouvez le constater, 
il y a de tout: de la poésie, du théâtre, des romans classique très connues...
Mes lectures seront très diversifiées!

Ce mois-ci, j'ai choisi:

Le blé en herbe de Colette




Voilà, vous savez tout sur ce nouveau challenge. 
Le mois prochain je vous présenterez donc le prochain roman classique que je lirai, et ainsi de suite...

Si vous voulez reprendre ce challenge sur votre blog, n'hésitez pas et dites-le moi par commentaire!
Plus on est de fous plus on rit! ;)

dimanche 15 mars 2015

Bonjour tristesse de Françoise Sagan

Auteur: Françoise Sagan
Edition: Pocket
Mois et Année de parution: 2009
Nombre de pages: 154
Prix: 4,90 € 
ISBN:  978-2-266-19558-4




Synopsis:
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. 

La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare. 

C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. la deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis:
Depuis longtemps, je voulais lire des romans "classiques", découvrir une autre écriture, un autre style. Ma mère m'a conseillé de commencer par "Bonjour tristesse", et c'est une belle découverte.

Cécile, 17 ans, part au bord de la mer avec son père et Elsa, l'actuelle compagne de son père. 
L'auteure nous décrit ce décor et ces vacances comme idylliques: 

"Je m'installai tranquillement sur une marche avec une tasse de café et une orange et entamai les délices du matin: je mordais l'orange, un jus sucré giclait dans ma bouche; une gorgée de café noir brûlant, aussitôt, et à nouveau la fraîcheur du fruit. Le soleil du matin me chauffait les cheveux, déplissait sur ma peau les marques du drap. Dans cinq minutes, j'irais me baigner."

Elle rencontre ensuite Cyril, un jeune homme de quelques années son aîné. Très vite, elle sort avec lui, part faire du bateau l'après-midi... Tout se déroule à merveille.
Mais bientôt, une ancienne amie de sa défunte mère arrive, et prend place dans la maison de vacances. Cécile apprend que son père souhaite se marier avec cette dernière, et abandonner Elsa.
Notre narratrice, qui n'apprécie pas les manières autoritaires de Anne tout en admirant son intelligence, sa beauté, son charme, va mettre en place des stratagèmes pour faire changer d'avis son père.
Elle va éprouver une excitation malsaine à ne pas obéir à Anne, et à trouver des moyens de la dérouter. Ce jeu cruel change énormément Cécile. Elle se découvre redoutable,  utilise son intelligence à tendre de cruels pièges...et ne s'en rend pas compte avant que l'irréparable se produise.

D'un repos parfait, ces vacances deviennent donc jeu machiavélique puis drame. 


Il est évident que cela permit à Cécile de grandir, de prendre conscience de certaines choses, mais les tournures que prennent les événements m'ont beaucoup surprise; je ne m'attendais clairement pas à cette trame déroutante. 

Venons-en à présent à l'écriture, qui est l'un des principaux atouts de ce roman. Dès les premières pages, Sagan capte toute notre attention, grâce à son vocabulaire riche, ses phrases précises, fines, détaillées. La façon dont elle transcrit les émotions, le ressenti, l'ambiance entre ses personnages est bluffante. 


J'ai vraiment envie de lire d'autres romans de Françoise Sagan, en espérant retrouver cette même désinvolture, cette même atmosphère élégante et piquante. 
Je vous recommande grandement ce roman!








lundi 9 mars 2015

Bilan du mois de février 2015


 Bonsoir!
Février fut un bon mois, avec 4 livres au compteur et 843 pages de lues, 
Comme souvent ce fut de très bonnes lectures voir des coups de cœurs.


 


 


(cliquer sur le titre pour accéder à la chronique)

Citation du mois..

"J'imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée, de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi, la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations."
 p.45 Niki de Saint Phalle de Bernadette Costa Prades


Bonnes lectures pour ce mois de mars!



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samedi 7 mars 2015

Addiction de Blake Nelson

Auteur: Blake Nelson
Edition: Albin Michel (Wiz)
Mois et Année de parution: 2014
Nombre de pages: 348
Prix:15
ISBN:  978-2-226-25525-9

Synopsis:

-Tu vas rester clean? me demande Stewart.
-Oui. J'y compte bien. Toi aussi?
-Ouais.
Un sanglot jaillit de ma poitrine. Stewart me berce contre lui.
-Tout ira bien.
-J'ai peur que ce ne soit plus pareil entre nous une fois dehors. Que tout s'écroule.
Il me caresse les cheveux.
-Ce sera différent, c'est sûr. Mais ça va marcher.




Mon avis:

Addiction est un roman dont la couverture et le titre m'attiraient depuis longtemps. Je sui très intéressée par les romans sur les addictions, sur les drogues, tel que L'herbe bleue, et j'était donc très impatiente de le lire.

Ce roman est l'histoire de Maddie, une jeune droguée/alcoolique de 17 ans, qui va en centre de désintoxication. D'abord réticente, et solitaire, elle rencontre Trish, une amie qui va lui être précieuse, et Stewart, qui va devenir son petit ami bien qu'ils enfreignent les règles du centre en se fréquentant. 
Une fois dehors, Maddie fait beaucoup d'efforts pour ne pas retomber dans la drogue, l'alcool et la violence, travaille le plus sérieusement possible au lycée, et commence à avoir de nouveaux amis. Mais Stewart perd pied de son côté.
Notre narratrice est face à un dilemme: continuer ses études, rester clean, et donc faire un trait sur Stewart, ou sauver la personne qu'elle aime, en sachant qu'elle risque de s'y brûler les ailes?
Un choix difficile et dangereux, qui va lui faire vivre d'étranges aventures...

J'ai trouvé le personnage de Maddie touchant. Après tous les problèmes qu'elle a rencontrés, elle trouve la force de se reconstruire, grâce à des précieuses aides. Malgré tout, elle est souvent rappelée du "mauvais" côté, et se retrouve plus d'une fois au bord du précipice. 
Stewart, pour le coup, ne m'a pas beaucoup plu. Il est évident qu'il devient rapidement un ami toxique pour Maddie, et qu'il n'est pas clair: il est timide, cache beaucoup de choses, ce qui fait que Maddie souffre par sa faute.

Ce roman est découpé en neuf parties, qui correspondent chacune à une étape de la reconstruction de Maddie.

Ce récit réaliste, juste, guidée par la plume simple de Blake Nelson met sous projecteur la catégorie d'ados américains qui perdent pied. Ce roman ne tombe jamais dans le mélodrame; rien n'est manichéen, l'auteure a trouvé un ton juste et pertinent. 
Captivant, un coup de cœur! 

mercredi 4 mars 2015

Nous sommes Charlie 60 écrivains unis pour la liberté d'expression


C'est au bord du précipice qu'on prend conscience de l'urgence de vivre.
p. 13

Auteur: Collectif
Edition: Le livre de poche
Mois et Année de parution: Février2015
Nombre de pages: 162
Prix: 5 
ISBN: 978-2-253-008733-5

Synopsis:
Face à la tragédie, des voix s'élèvent contre la barbarie qui a voulu mettre à genoux la liberté d'expression. C’est de la volonté de les rassembler en un recueil, que naît, dès le lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, l’idée de cet ouvrage, mêlant textes classiques fondamentaux et paroles d’auteurs contemporains.

La richesse des contributions gracieuses ici réunies témoigne du remarquable élan suscité par ce projet, dont l’intégralité des bénéfices sera reversée à Charlie Hebdo.

Mon avis:


Voilà bientôt deux mois qu'ont eu lieu les attentats à Charlie Hebdo, ainsi que l'attentat antisémite.
Nous avons tous été choqués, avons réagi, à chaud. 
A présent, l'affaire est retombée, mais nous n'oublierons pas. Au contraire. Il faut se battre, trouver des solutions, analyser, pour aller de l'avant.
Et, dans cette quête, ce recueil est essentiel, il me semble. 
Soixante auteurs, contemporains (Katherine Pancol, Frédérique Deghelt, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt) , ainsi que quelques auteurs classiques (Voltaire, Victor Hugo, Beaumarchais), livrent dans ce recueil leurs pensées, leur avis sur les combats à mener pour défendre la liberté d'expression. 

Les textes s'enchaînent, tantôt longs, tantôt courts, quelques lignes, un poème, une lettre. Les formes de textes sont variées, mais il vaut mieux ne pas tout lire d'un coup, si vous ne voulez pas faire une overdose! 
C'est dense, très dense, et 162 pages de témoignages, d'explications sur un même sujet, peuvent paraître très longs.

Je trouve ce recueil très complet, car les auteurs écrivent aussi bien sur leur ressenti, que sur les sujets relatifs à ces attentats. Il y a beaucoup d'explications sociopolitiques très recherchées, et ce sont souvent des choses auxquelles nous n'avions pas pensé, que nous ne savions pas. 
A la fin de chaque texte, vous aurez appris quelque chose, je vous l'assure.
 Les écrivains qui s'expriment sont talentueux, et, bien qu'il faille prendre souvent son temps pour tout assimiler, on finit par les comprendre et notre point de vue évolue, énormément. 
C'est émouvant, certes, mais c'est tellement plus que ça! C'est riche  en explications et en réflexions de tout ordre; on apprend énormément de choses!


Je ne peux clôturer cette chronique que par cette phrase qui provient du recueil, et qui le résume vraiment bien.


 La violence ne dure jamais aussi longtemps que la pensée. (Charles Dantzig,  p.45)